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C'est un système
complet et performant de transmission de données médicales entre
médecins, ophtalmologues et
opticiens. Il est constitué principalement d'un logiciel, d'un petit
lecteur de cartes à puce (relié à un PC), ainsi que de trois types de cartes,
destinées respectivement aux patients, aux médecins et aux opticiens.
Le KEMT (kit électromécanique de tonométrie)
peut être couplé facilement au système afin d'effectuer une saisie
automatique de certaines données.
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La
carte "patient" est au centre du système. Elle est un lieu de mémoire et d’échange d’informations
destiné aux malades des yeux, aux porteurs de lunettes et de verres de
contact. Elle offre un résumé significatif des moyens optiques nécessaires
pour améliorer la vue du patient et garde en mémoire les évènements qui ont
pu affecter sa vision. Il s’agit d’une carte individuelle protégée
par un code d’accès personnel, dont le détenteur maîtrise et décide seul de
l'utilisation. L’un de ses buts
est d’assurer la transparence et la traçabilité des
prestations, en bref d’avoir
« votre vue dans la poche ».
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L’Union
Européenne (CE) prévoit le droit des individus de disposer des données médicales les
concernant. En Suisse plusieurs cantons, notamment Fribourg,
mentionnent
dans leur loi sur la santé « le droit d’être informé de manière claire et
appropriée sur son état de santé, sur la nature, le but, les modalités,
les risques et le coût prévisible ainsi que sur la prise en charge par
une assurance des différentes mesures diagnostiques, prophylactiques,
ou thérapeutiques envisageables ». A ce droit à
l’explication correspond un devoir d’information de la
part des professionnels de la vue et de la santé. En introduisant les
données optiques et médicales
sur
l’écran devant la personne concernée, celle-ci voit
ce qui est écrit sur
la carte, ce qui lui
permet, au besoin ,de poser les questions nécessaires. Elle conserve
sur elle l’essentiel du dossier, prête à en faire l’usage
qu’elle jugera nécessaire. De plus une partie de la carte contient
« une boîte au lettre »dans laquelle les médecins
traitants peuvent glisser leurs demandes au spécialiste , qui va répondre
par écrit dès la fin de la consultation. Et réciproquement : un
ophtalmologue demandera l’avis du généraliste, du diabétologue, du
neurologue notamment, en écrivant un court son message sur la carte elle même
. D’où un gain de temps et d’efficacité. Il est certain que cela
implique de la part des intervenants une nouvelle manière de
travailler, un changement des habitudes, un nouvelle manière de
concevoir la relation médecin-malade. Dans VisioCardTM deux pages sont réservées
au traitement de la DMLA par Visudyne et au suivi du glaucome. Ces deux
maladies sont, à elles seules, responsables d’un grand pourcentage de
mal vision et nécessitent des contrôles réguliers et une surveillance
particulière. En consignant sur une carte à puce ces paramètres, on
contribue à rendre attentif la
population à ces maladies en les conseillant de consulter précocement
un médecin. Pour des raisons de confidentialité et de déontologie médicale
seuls les médecins ont accès à toutes les données, les
opticiens ne pouvant lire, avec leur carte nominative, que ce qui
concerne leur profession.
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